dimanche 25 avril 2010

2 questions

Faire l'état des lieux, à quoi cela t'invite-t-il aujourd'hui dans le cadre du Parcours d'Artistes?

Faire l'état des lieux c'est garder l'esprit critique, l'esprit nomade. C'est continuer le chemin sans jamais se dire "ça y est j'ai trouvé!". C'est la remise en question permanente.



Tu as choisi d'exposer dans la cage d'escalier, peux-tu nous dire pourquoi avoir choisi cet espace là?

Je n'ai pas choisi la cage d'escalier pour exposer. Céline me l'a proposé. Ce lieu ascensionnel est un lieu de passage. On n'y reste pas! Ce qui rejoint le nomadisme.



vendredi 9 avril 2010


Emmanuel Reuss

Peinture


Emmanuel, dit Manu Reuss a longtemps vécu à Bruxelles dans le haut de la gare du Nord, le quartier des néons, rue de la Chaumière! Un appartement coloré d'oeuvres d'amis artistes, d'objets et d'images récupérés sur les puces, les poubelles et de sa patte transformés, recomposés, détournés ou taggés dans un esprit de liberté et de révolte amusée. Une vraie piaule d'artiste dynamique et insolite! Bricoleur, ouvrier, Manu prend avant tout le temps de vivre l'aventure... Il a restauré des statues et statuettes d'églises et de monuments bruxellois, il a pratiqué l'art de plafonner, de moulurer, de retaper les maisons... Aujourd'hui installé à demeure dans la campagne de Profondsart, il aménage son jardin, sa bicoque, poursuit son travail de chantier et crée avec ce qu'il glane sur les trottoirs, dans les villes et les campagnes, sur ses chantiers, dans les fêtes... Matériaux de construction, affiches oubliées, coquilles d'escargots abandonnées, statues religieuses, jeux d'enfants... trouvent une nouvelle vie entre ses mains. Il les organise et compose avec l'espace. De la même manière, il peint. A l'occasion du Parcours d'Artistes, il présente un ensemble de petits caissons de bois dans lesquels se trouvent des peintures acryliques, noir et blanc. Présences spectrales.

C.L.


“…comme j’écris pour trouver, je peins pour trouver, pour retrouver, pour recevoir en cadeau mon propre bien que je possédais sans savoir.»

“… parfois un bien empoisonné comme les fantômes de cette courte nuit. »

Henri Michaux